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Trouver des prospects LinkedIn grâce aux sujets dont ils parlent

Qui publie sur un problème vous dit ce qui compte pour lui. Rechercher des posts LinkedIn par mot-clé, qualifier les auteurs et ouvrir une vraie conversation.

Par Swimlane 9 min de lecture

Un intitulé de poste vous dit qui pourrait acheter. Un post vous dit à quoi quelqu’un pense ce mois-ci. Quand une responsable customer success écrit 400 mots sur le churn des trois premiers mois, elle vous annonce, publiquement et sans qu’on lui demande rien, quel problème est sur son bureau. C’est pourquoi l’une des habitudes de prospection les plus utiles sur LinkedIn n’est pas un meilleur filtre sur les intitulés : c’est apprendre à rechercher des posts LinkedIn par mot-clé et à traiter leurs auteurs comme une liste de prospects.

Ce guide explique comment écrire ces recherches, comment distinguer un prospect de quelqu’un qui se contente d’écrire sur le sujet, où se placent les posts à lead magnet, et comment ouvrir la conversation sans prétendre avoir lu un post que vous n’avez jamais ouvert.

Pourquoi un post vaut mieux qu’un intitulé de poste

Les listes construites sur les intitulés vieillissent mal. Tous ceux qui ont « VP Sales » dans leur titre reçoivent les mêmes messages, et rien dans un intitulé ne dit si votre problème est une priorité ce trimestre. Un post est différent sur trois points :

  • Il est récent. On écrit sur ce qu’on vit en ce moment.
  • Il est formulé avec leurs mots. Vous apprenez le vocabulaire de votre acheteur pour décrire le problème, qui est rarement celui de votre catégorie.
  • Il vous donne une raison d’écrire. « J’ai lu votre post sur X » est l’ouverture la plus naturelle sur LinkedIn, à condition que ce soit vrai.

Le piège : publier n’est pas acheter. Beaucoup d’auteurs écrivent sur un sujet parce qu’ils vendent quelque chose autour, ou parce qu’ils construisent une audience. La recherche trouve les gens qui parlent. La qualification décide qui mérite une conversation.

Comment rechercher des posts LinkedIn par mot-clé

Tapez votre requête dans la barre de recherche de LinkedIn, puis choisissez le filtre Posts. Quelques réflexes rendent les résultats exploitables :

  1. Cherchez le problème, pas votre catégorie. Vos prospects n’écrivent pas « plateforme de sales engagement ». Ils écrivent « mes commerciaux passent leurs matinées sur de l’administratif » ou « le pipeline s’est vidé ce trimestre ». Partez des phrases que vous entendez en rendez-vous de découverte.
  2. Utilisez les opérateurs booléens, avec parcimonie. La recherche LinkedIn accepte les expressions exactes entre guillemets droits, AND, OR et NOT en majuscules, et les parenthèses. Restez court : "onboarding" AND ("churn" OR "activation") NOT "recrutement". Les requêtes longues, avec beaucoup de groupes, finissent souvent par ne rien renvoyer.
  3. Excluez les offres d’emploi. NOT "recrutement" écarte les recruteurs qui publient sur tous les sujets où il y a un poste à pourvoir.
  4. Triez par date et utilisez le filtre de date de publication. Un post de la semaine dernière est un signal. Un post de l’an dernier est un souvenir.
  5. Cherchez dans la langue de vos prospects. Une acheteuse lyonnaise publie en français ; une requête en anglais la manquera complètement.

Les sujets qui font remonter des acheteurs

  • La douleur, avec leurs mots : « reporting manuel », « un CRM que personne ne met à jour », « churn à l’onboarding ».
  • Un changement en cours : « premier commercial », « sortir des tableurs », « refondre notre prospection ».
  • Un travail fait à la main : un post qui décrit un contournement est souvent le signe le plus clair que le problème leur coûte quelque chose.

Lisez l’auteur, pas le post

Avant de mettre qui que ce soit dans une liste, regardez qui a écrit le post. Un même sujet attire des profils très différents :

  • Les opérationnels qui vivent le problème, comme la directrice commerciale qui raconte la semaine de son équipe. Ce sont vos prospects.
  • Les consultants et éditeurs qui vendent une solution au même problème. Parfois des partenaires, souvent des concurrents, rarement des acheteurs.
  • Les commentateurs qui publient sur tout ce qui touche à la catégorie pour grossir leur audience.
  • Les candidats et recruteurs, dont les posts mentionnent le sujet parce qu’un poste le mentionne.

Le titre et l’entreprise tranchent en général en quelques secondes. Sinon, posez-vous une seule question : cette personne peut-elle signer, ou peser fortement sur, l’achat de ce que vous vendez ? Si la réponse est « peut-être, via quelqu’un d’autre », elle a sa place dans une autre liste.

Chasseurs de lead magnets : les auteurs qui réservent une ressource à ceux qui commentent

Un type de post mérite sa propre recherche : le post « commentez GUIDE et je vous envoie le modèle ». Ses auteurs ne demandent pas d’aide. Ils investissent du temps dans LinkedIn comme canal d’acquisition, en ce moment même.

Ce sont donc d’excellents prospects pour certaines offres, et des prospects inutiles pour d’autres :

  • Une bonne cible si vous vendez à des gens qui génèrent des leads sur LinkedIn : agences, consultants, fondateurs qui vendent eux-mêmes, marketeurs B2B. Tout ce qui les aide à produire du contenu, à gérer les réponses ou à relancer les personnes qui ont commenté les concerne cette semaine.
  • Une mauvaise cible si votre acheteur est un directeur des opérations qui ne publie jamais. Les auteurs de lead magnets forment un groupe qui s’est sélectionné lui-même, pas l’ensemble du marché.

Soyez clair sur ce que renvoie cette recherche : les auteurs de ces posts, pas les personnes qui les commentent. Les commentateurs sont l’audience de quelqu’un d’autre et relèvent d’un autre import, présenté dans la dernière partie. Si vous voulez publier vous-même un lead magnet et écrire aux personnes qui commentent, c’est une autre méthode : publier un post lead magnet et écrire à ses commentateurs.

Faire tout cela dans Swimlane

La recherche manuelle tient pour quelques posts par jour, puis se transforme en copier-coller de noms. La recherche par sujet fait partie des canaux de prospection LinkedIn de Swimlane et couvre toute la boucle : chercher, qualifier, importer.

Lancer une recherche par sujet

Sur le tableau de bord, dans Trouvez de nouveaux leads, ouvrez Publications thématiques, ou Chasseurs de Lead Magnets pour les posts à ressource réservée. Tapez le sujet et choisissez combien d’auteurs récupérer : 15 par défaut, jusqu’à 100. Un mot seul est recherché tel quel. Pour plusieurs mots, Swimlane écrit une courte requête booléenne dans la langue que vous avez utilisée, et pour les chasseurs de lead magnets il ajoute lui-même les termes « comment » et « like » qui signalent un post à ressource réservée. La recherche tourne en arrière-plan.

Examiner l’adéquation de chaque auteur

L’écran de revue liste chaque auteur avec son titre et sa localisation, et un badge d’adéquation coloré : vert pour une forte adéquation, orange pour une adéquation partielle, gris pour une adéquation faible. Survolez le badge : une phrase explique l’évaluation, par exemple que l’auteur dirige une équipe de SDR ou vend un outil concurrent.

L’adéquation est jugée d’après ce que vous avez écrit dans Paramètres → Personnalisation : votre client idéal et la façon dont vous aidez vos clients. Remplissez ces champs avant votre première recherche ; s’ils sont vides, tous les auteurs reviennent avec la même évaluation neutre. Voici comment Swimlane évalue l’adéquation à votre ICP.

Importez ensuite votre sélection, tout le monde, ou seulement les bonnes correspondances, en un clic.

Importer dans une liste qui alimente une campagne

L’import crée une liste qui porte le nom de votre sujet et l’ouvre. Les contacts que vous aviez déjà y sont ajoutés et gardent leurs autres listes.

Deux points à régler avant d’automatiser quoi que ce soit :

  • Actualisez leurs profils. Une carte de post n’indique pas à Swimlane si l’auteur est une relation de premier, deuxième ou troisième niveau, et l’étape de demande de connexion d’une campagne ignore tout contact dont le niveau est inconnu. Sélectionnez la liste et lancez Enrich with LinkedIn. L’action consomme votre limite quotidienne de récupérations de profils : une longue liste prend donc quelques jours.
  • Décidez comment la liste grandit. Chaque recherche crée une nouvelle liste. Pour un sujet ponctuel, faites de cette liste la source de la campagne. Pour un sujet que vous rechercherez à nouveau toutes les quelques semaines, étiquetez chaque lot avec Add tags et construisez la campagne sur ce tag, sans liste sélectionnée : toute personne qui reçoit le tag plus tard est inscrite automatiquement, sur le même principe qu’une campagne evergreen alimentée par une liste vivante. L’étape Audience de la campagne peut aussi ne garder que les contacts « Match élevé ou mieux », ou vous pouvez leur réserver un parcours plus court et plus personnel.

Ouvrir sur leur post, honnêtement

C’est ici que la prospection par sujet se gagne ou se perd. Aucune variable de message ne renvoie à un post : les modèles connaissent {firstName}, {company}, {headline} et quelques autres champs du profil, rien de ce que la personne a écrit. Soyez donc précis sur ce que chaque message peut affirmer.

Dans une campagne, parlez du sujet. Tout le monde dans la liste a publié dessus, donc une phrase au niveau du sujet est vraie pour chacun :

Bonjour {firstName}, j’ai lu votre post sur le churn à l’onboarding.
Je travaille sur le même problème côté ventes et j’aimerais
suivre ce que vous publiez.

Cela tient dans les 200 caractères qu’un compte LinkedIn gratuit autorise pour une note de connexion. N’écrivez jamais « j’ai adoré votre point sur la deuxième semaine » dans un modèle : le message partira chez des gens qui n’ont jamais écrit cela.

Pour vos meilleures cibles, écrivez le premier message vous-même. Ouvrez leur post, choisissez une affirmation précise et posez une question à laquelle on peut répondre en une phrase :

Vous dites que le churn commence la deuxième semaine, pas le troisième
mois : c’est aussi ce que nous avons vu. Vous l’avez réglé dans le
produit ou dans les appels d’onboarding ?

L’IA de Swimlane peut vous aider à formuler. Dans une conversation vide, elle suggère une première phrase rédigée à partir du profil du contact, dans votre ton. Elle n’a pas lu le post, en revanche : la référence au post, c’est à vous de l’ajouter.

Puis arrêtez-vous là. Pas de pitch dans le premier message. Ils ont écrit sur un problème ; ils n’ont pas demandé de démo.

Associer les auteurs aux personnes qui commentent leurs posts

Les auteurs sont un signal. Les personnes qui commentent un bon post en sont un autre : elles ont choisi de rejoindre cette discussion, et elles sont souvent plus proches de l’acheteur que l’auteur lui-même.

Quand une recherche par sujet fait remonter un post dont les commentaires regorgent de vos acheteurs, importez aussi les commentateurs. Collez l’URL du post dans l’import Post Engagement pour une liste ponctuelle, ou surveillez le profil de l’auteur avec Auto Competitor Engagement pour importer toutes les quelques heures les commentateurs de ses nouveaux posts. Ensuite, le flow des commentateurs d’un post les mène d’un commentaire à une première conversation, et la recherche de personnes par persona couvre les acheteurs qui ne publient jamais.

Ensemble, ces trois canaux répondent à une même question sous trois angles : qui parle du problème, qui écoute, et qui occupe le poste sans rien dire.

Faites-le avec Swimlane

Tout ce qu’il y a dans cet article, sans la partie manuelle.

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